Au moins quatre-vingt-quatre personnes tuées, tel est le bilan d’une incursion des assaillants de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) dans la nuit du lundi 10 à ce mardi 11 février dans plusieurs localités de la chefferie de Bahema Badjere, notamment à Laudjo, Lundi, Lodja et Djaiba, en territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri.
Selon le chef de la chefferie, Jean Richard Lenga, les assaillants ont ciblé des familles entières, entraînant la perte tragique de nombreux enfants et personnes de troisième âge.
Il manifeste sa profonde consternation face à ce drame, qui souligne l’horreur de la situation et l’impact dévastateur sur les communautés touchées, expliquant que cette tragédie rappelle l’urgence de renforcer la sécurité, et de protéger les populations vulnérables.
Le chef de la chefferie de Bahema Badjere appelle à une intervention urgente des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) afin de neutraliser les assaillants et rétablir la paix dans la région, soulignant l’importance d’une action rapide et efficace pour protéger les populations, et restaurer la sécurité dans un contexte de violence croissante.
Le porte-parole des opérations du secteur opérationnel des FARDC en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo a précisé que les éléments des FARDC et leurs partenaires sont intervenus pour limiter les dégâts, et protéger les vies des populations innocentes.
Jules Ngongo invite au soutien des populations locales à l’armée pour mettre un terme à la recrudescence des attaques et des contre-attaques menées par les groupes armés actifs dans le territoire de Djugu, affirmant ainsi l’engagement des autorités à rétablir l’ordre dans la région.
Le porte-parole des FARDC en Ituri rappelle à la CODECO et au groupe armé d’autodéfense Zaïre, l’importance de respecter l’acte d’engagement de cessation des hostilités qu’ils ont signé devant l’ancien Vice-premier ministre de la Défense, Jean-Pierre Bemba. Il prévient que si ces groupes armés poursuivent leurs actions violentes, les FARDC n’auront d’autre choix que lancer des opérations militaires contre pour les neutraliser.
Cette attaque de la CODECO intervient après son incursion durant la nuit du dimanche 09 au lundi 10 février dans le site des déplacés de Djaiba, où ils avaient encore tué deux personnes et blessé dix, et incendié de nombreux ménages.
Par ailleurs, le groupe d’autodéfense Zaïre a également mené des incursions dans le groupement de Fataki, secteur de Walendu Djatsi la nuit du samedi 08 au dimanche 09 février, tuant brutalement cinq personnes et blessés plusieurs autres, et plus de trente maisons incendiées.
Chadrack Byaruhanga, depuis Bunia




