Les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) apportent de nouveaux défis, avec l’ampleur des réseaux sociaux qui se sont transformés en des vecteurs de toute sorte de contenus.
Lors d’un workshop organisé le week-end dernier à Goma, au Nord-Kivu, Fidèle Kitsa, Directeur exécutif de Soma Media Lab a reconnu ces défis : « Ces espaces sont devenus des terrains fertiles pour la désinformation, les discours de haine, les théories du complot et la manipulation de l’opinion ».

Soma Media Lab estime que la rencontre avec ces jeunes, à la fois consommateurs et créateurs de contenus, revêtait une place préponderante pour contraindre toute désinformation. En tant que consommateur, Fidèle Kitsa a plaidé pour le dévéloppement d’un sens critique face à tous les contenus véhiculés dans les réseaux sociaux.
« Une nouvelle génération de jeunes doit être formée afin d’être capable de consommer l’information de manière critique », explique le Directeur exécutif de Soma Media Lab. Dans son rôle des créateurs de contenus, le jeune a une responsabilité importante : « produire des contenus digitaux responsables qui participent à la création d’un espace numérique sain, constructif et inclusif ».

L’objectif de ce workshop était clair : former et renforcer les compétences des jeunes en matière de création de contenus digitaux responsables pour contribuer à la lutte contre la désinformation en ligne.
« J’ai appris certains outils pour détecter les fausses images et les contenus générés par l’intelligence artificielle. J’ai beaucoup appris de la désinformation », s’est réjoui Ramazani Feza, une social media manager, participante à ce workshop.
Malgré une connaissance préalable dans le domaine de la communication, André Mushamalirwa a pourtant appris de nouvelles notions : « […] je sais désormais différencier la désinformation, la mésinformation et la mal-information ».

Des engagements ont alors été pris par les participants pour mettre en pratique toutes les connaissances acquises. « Je me suis décidé personnellement à commencer à partager ce que j’ai appris, et ce que je vais continuer à apprendre autour de la vérification des faits, pour contrer la désinformation », a laissé entendre Gloire Banda, un étudiant en gestion informatique à l’ISC/Goma.
Au-delà de la désinformation, Soma Media Lab précise que ces jeunes ont également appris des astuces pour la production des contenus éducatifs, attractifs et engageants pour déconstruire les fausses informations et encourager la prise de parole numérique citoyenne, responsable et constructive.
Guerschom Mohammed Vicci




