Pour le Président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, le conflit entre le Gouvernement congolais et les rebelles de l’AFC-M23 peut être résolu par le dialogue.
« Le conflit avec l’AFC-M23 peut être réglé par la discussion », a-t-il expliqué, estimant que les révendications du mouvement rebelle ne peuvent pas constituer un obstacle à une solution politique.
Yoweri Kaguta laisse entendre que le M23 est un problème politique, qui peut trouver une solution autour d’une discussion. Pour lui, les demandes du mouvement rebelle de retourner dans leurs entités et d’intégrer l’armée ne sont pas « grands choses ».
« Le M23 est vraiment un problème politique qui peut être résolu par la discussion. Ils parlent notamment du retour dans leurs villages et de leur intégration dans l’armée. Comment cela peut-il être un problème ? », s’est-il interrogé.
Le chef de l’État ougandais encourage Félix Tshisekedi à faire des propositions claires à l’AFC-M23. En cas de refus, Yoweri Kaguta Museveni soutient que ce mouvement rebelle devra finalement être traité comme une force négative et sera traité comme tel.
« Nous encourageons Tshisekedi à leur faire une proposition claire. S’ils refusent ensuite de discuter, ils pourront être considérés comme une force négative », a indiqué Yoweri Kaguta Museveni.
Revenant sur les discussions de Kampala ayant permis de mettre fin à la première version du M23 et à son retrait de la ville de Goma en 2012, Yoweri Kaguta Museveni pense que ces discussions n’avaient pas facilité la résolution des « causes profondes » du conflit.
Depuis la résurgence du M23, l’Ouganda a été plusieurs fois cité par le Groupe d’experts des Nations Unies comme étant l’un des soutiens du mouvement rebelle. Jusqu’ici, Kampala n’est pas évoqué par Kinshasa, avec qui il collabore dans la traque des terroristes ADF dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
La Rédaction


