Dans son rapport, Congo research group (CRG) et Center on international cooperation (CIC) de l’Université de New York ont indiqué que les États et le Qatar ont convoqué une nouvelle session de négociations entre le Gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC-M23.
Cette fois, les deux parties pourront se rencontrer mi-avril en Suisse. Néanmoins, la médiation qatarie poursuivra la direction de discussions entre Kinshasa et le mouvement rebelle.
Cette délocalisation est consécutive à la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays du Golfe, où l’Iran vise régulièrement les pays qui abritent les bases américaines.
Ces discussions pourront reprendre dans un contexte fragile : le cessez-le-feu peine toujours à être instauré, et la méfiance demeure entre les deux parties, avec des affrontements qui sont signalés dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, et les bombardements qui se poursuivent à Minembwe, dans la province du Sud-Kivu.
Sur les huit protocoles, seuls deux ont déjà été signés, mais qui peinent à être mis en place : un mécanisme du cessez-le-feu et l’échange des prisonniers. Jusqu’ici, des prisonniers ont été acheminés par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de Goma vers Kinshasa, alors que d’autres dont des militaires FARDC et les résistants Wazalendo, ont été remis au CICR pour qu’ils regagnent la capitale congolaise.
La rébellion a cependant déploré plusieurs fois que ses prisonniers se trouvant dans la capitale congolaise, n’ont toujours pas été libérés, dénonçant la mauvaise fois du Gouvernement congolais dans la mise en oeuvre des résolutions prises après discussions autour du médiateur.
Six protocoles restent pendante. Ils devront répondre à de nombreuses questions notamment autour de la restauration de l’autorité de l’État dans les zones occupées par les rebelles de l’AFC-M23.
Les 17 et 18 mars derniers, des réunions ont vécu à Washington entre les représentants de Kinshasa et de Kigali autour des États-Unis, du Qatar et du médiateur de l’Union africaine. Durant ces rencontres, les deux parties s’étaient convenues de mesures de désescalade, surtout avec le déploiement du mécanisme de vérification du cessez-le-feu.
Guerschom Mohamed Vicci




