Dans la nuit du vendredi 22 à ce samedi 23 mai, un acte de vandalisme a frappé l’Hôpital général de référence de Mongbwalu, situé à environ 85 kilomètres de Bunia. Des tentes destinées à l’isolement et à la prise en charge des malades d’Ebola ont été incendiées, provoquant une vive inquiétude parmi les autorités sanitaires et la population.
Dr Richard Lokudi, Médecin directeur de l’établissement, a confirmé que des individus non identifiés étaient responsables de cet incendie, qui touche des infrastructures essentielles pour la lutte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola, déclarée en République démocratique du Congo.
Ces tentes avaient été mises en place avec le soutien de Médecins sans frontières pour renforcer la capacité de riposte face à cette maladie dévastatrice.
Suite à cet incident, plusieurs patients placés en isolement, ont quitté le lieu. Parmi les 28 cas suspects hébergés, quinze ont été retrouvés, tandis que treize autres demeurent introuvables.
Les autorités sanitaires craignent que cette fuite complique les efforts de contrôle de l’épidémie, surtout si certains des patients disparus sont porteurs du virus.
Une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs de cet acte, et comprendre les motivations derrière cette attaque contre des structures sanitaires vitales. Ce drame survient quelques jours seulement après un autre incident similaire dans la zone de santé de Rwampara, où des jeunes en colère avaient également incendié des tentes utilisées dans la riposte contre Ebola.
La lutte contre cette maladie en Ituri est parsemée d’embûches. La méfiance d’une partie de la population envers les équipes de riposte, le manque d’infrastructures adaptées et les difficultés liées à l’isolement et au suivi des patients représentent des défis majeurs. Les autorités sanitaires appellent à la solidarité et à la vigilance de la population pour surmonter cette crise.
Chadrack Byaruhanga, depuis Bunia






