Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) poursuivent leurs opérations en territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri. Le 23 avril dernier, dans le centre commerciale de Bule, l’armée a annoncé la neutralisation de six miliciens de la Convention pour la révolution populaire (CRP), tandis que deux autres combattants se sont rendus à Nizi.
Le porte-parole de l’armée en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo a rapporté que ces pertes ont été infligées lors d’une opération de patrouille de combat, qui a permis de déjouer une embuscade tendue par les membres de la CRP, un groupe armé affilié à Thomas Lubanga.
« Les forces armées ont neutralisé six éléments de cette milice. La situation est actuellement calme »,a-t-il déclaré.
Ce bilan reflète l’intensification des actions militaires sur le terrain, visant à démanteler les bastions des groupes armés encore actifs dans cette région de l’Ituri.
Reddition et sensibilisation…
Parallèlement aux opérations militaires, une approche non armée commence à porter ses fruits. À Nizi, deux miliciens de la CRP ont déposé les armes, une évolution attribuée aux efforts de sensibilisation menés par les chefs coutumiers.
Ce geste a été salué par le lieutenant Ngongo, qui souligne l’importance du rôle des autorités traditionnelles dans la restauration de l’autorité de l’État.
« Des chefs collaborent, des chefs dénoncent, et c’est déjà un pas vers la restauration de l’autorité de l’État »,a-t-il affirmé.
Une stratégie double face
Les chiffres des six miliciens neutralisés et deux redditions illustrent la stratégie combinée des FARDC, qui allie pression militaire et dialogue communautaire pour affaiblir durablement les groupes armés.
Sous le commandement du Lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama, les opérations visent non seulement à neutraliser les combattants actifs, mais aussi à encourager les redditions volontaires afin de réduire les violences dans la région.
Dans ce contexte, l’armée appelle les éléments encore actifs au sein des mouvements insurrectionnels, à abandonner la lutte armée et à intégrer le processus de paix. Le message est clair : entre la reddition et la confrontation armée, les miliciens se trouvent désormais face à un choix déterminant pour leur avenir.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia






