Le hameau de Lopa, localisé à une trentaine de kilomètres au nord de Bunia a été le théâtre d’une incursion musclée de la milice Codeco lundi 21 juillet. Cette agression, qui a généré une panique considérable parmi les résidents, a entraîné la mort de deux personnes.
Des éléments de la Codeco ont fait leur entrée dans le village, se targuant, d’après une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, de vouloir endiguer les exactions de la milice Convention pour la révolution populaire (CRP).
L’armée attribue ces méfaits à Thomas Lubanga. La seule apparition des assaillants a suffi à provoquer un exode massif des populations, en quête de refuge dans des secteurs jugés plus sûrs.
Avant de se retirer, les combattants se sont livrés à des vols systématiques. Des biens appartenant à la population locale, notamment du bétail provenant de la paroisse catholique de Lopa, ont été dérobés. Gédéon Dino, président de la société civile locale qui corrobore ces informations, a révélé le bilan humain funeste de cette opération : deux civils ont péri lors des affrontements.
Le porte-parole du secteur opérationnel Ituri a mis en exergue que l’incursion de la CODECO à Lopa constituait une conséquence directe des atrocités perpétrées par la CRP dans la zone. Durant une intervention sur les ondes de la Radio FARDC, le lieutenant Jules Ngongo a lancé un appel à la sérénité et à la cohésion sociale, soulignant l’importance du « vivre ensemble » et exhortant les groupes armés à désarmer.
Il sied de signaler que la CRP a accentué depuis mi-juillet, ses offensives dans plusieurs localités de l’Ituri, touchant notamment Centrale Soleniama et Iga Barrière. Face à cette menace grandissante, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont mobilisé des hélicoptères de combat, afin de contenir ces groupes armés.
La situation à Lopa et dans ses environs demeure sous une vive tension, et l’inquiétude s’intensifie quant à la perspective de nouvelles flambées de violence dans la province de l’Ituri.
La Rédaction




