Finalement, la République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé le Cadre d’intégration économique régionale (CIER), à l’issue de la quatrième réunion du Comité conjoint de suivi de l’accord de paix du 27 juin, signé par les deux pays sous la médiation américaine, tenue le 07 novembre dernier à Washington DC.
Cette signature contient des engagements : renforcer la coopération bilatérale ; stimuler le développement économique et créer des opportunités d’investissement et de croissance inclusives au bénéfice des populations locales.
Signé, oui, mais son application est conditionnée par la mise en oeuvre effective des mécanismes inscrits dans le Concept d’opérations (CONOPS) et de l’ordre opérationnel (OPORD).
Malgré cette signature du CIER, une certaine lenteur s’observe encore dans la mise en oeuvre des engagements déjà pris jusqu’ici. Le Comité s’est alors engagé à redoubler d’efforts. Dans ce sens, les parties se sont mises d’accord sur des actions concrètes à mener dans le court terme, visant notamment la neutralisation des FDLR et « ses groupes associés ». Dans la même optique, suivra l’accélération le désengagement des forces et la levée des mesures défensives mises en place par le Rwanda.
Des opérations militaires dans une zone d’intérêt ont été examinées. Le Comité a également adopté l’accord de mise en oeuvre, et salué les efforts déployés par la RDC et le Rwanda pour traduire leurs obligations en actions tangibles sur le terrain.
Guerschom Mohamed Vicci




