Le Gouvernement congolais et la communauté humanitaire ont lancé mercredi 28 janvier 2026, un appel urgent de 1,4 milliards de dollars américains pour répondre à la crise humanitaire en cours en République démocratique du Congo.
Cette somme devra venir en aide à 7,3 millions de personnes, alors que près de 15 millions ont des besoins vitaux d’assistance et de protection. Ces chiffres représentent des personnes dont la survie subit des menaces les plus immédiates.
La République démocratique du Congo est frappée depuis par une crise aigüe, accentuée par la persistance des conflits, surtout dans l’Est où les forces gouvernementales font face à la rébellion de l’AFC-M23, soutenue par le Rwanda. Cette situation a conduit à des déplacements importants, des épidémies qui s’en sont suivies, et des retours massifs non encadrés.
Bien que la crise humanitaire en RDC fasse partie de plus prolongées au monde, elle est également la plus négligée, exposant de nombreuses vies à des situations critiques. Dans son rapport de 2025, OCHA a prévenu sur les conséquences du soua-financement.
Comparativement à 2025 où 11 millions de personnes étaient visées par les besoins humanitaires, le sous-financement a conduit à la fermeture de plus de 1000 centres de nutrition, privant ainsi plus de 390 000 enfants malnutris en situation aigüe et sévère d’une prise en charge adéquate.
À ces chiffres, près d’1,5 millions de personnes ont été privées des soins de santé primaires en raison de la fermeture des structures, de ruptures de stock de médicaments vitaux, et d’une capacité réduite de prévention et de réponse aux épidémies.
Bruno Lemarquis, coordonnateur humanitaire en RDC, invite alors à la mobilisation des fonds pour répondre aux besoins humanitaires sur le terrain. « Nous appelons à un engagement financier renouvelé et renforcé pour que nous puissions répondre efficacement, contribuer à préserver la dignité des populations congolaises confrontées à des souffrances aiguës, et éviter que des millions de personnes ne soient privées de soutien vital », a insisté le coordonnateur humanitaire.
Bien que l’assistance humanitaire soit indispensable pour sauver des vies, Bruno précise qu' »elle n’est pas la solution aux problèmes humanitaires. Elle ne traite pas les causes profondes des crises ». Le coordonnateur humanitaire plaide ainsi pour la centralisation des efforts au retour de la paix.
La Rédaction




