La société civile est descendue ce vendredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, pour exprimer sa volonté de voir le pays réunifier, alors que les provinces du Nord et du Sud-Kivu demeurent en majeure partie sous contrôle de la rébellion du M23-AFC.

Le message clair : « Pas de RDC sans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri ». Ces trois provinces dont deux sont sous état de siège depuis plus de 4 ans (Nord et Ituri), connaissent la violence depuis de nombreuses années, faisant planer le doute sur la capacité du pouvoir à taire les armes dans ces entités.
Le spectre actuel mené par la rébellion de l’AFC-M23, fait cependant apparaître des inquiétudes éloquentes, voyant l’architecture de la guerre : la balkanisation. Malgré les multiples tentatives de rassurance de Corneille Nangaa, ancien Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et actuel coordonnateur de l’AFC-M23, le souci persiste.

La société civile n’a pas fait dans la demi-mesure pour dénoncer des intentions de la balkanisation de la RDC : « Nous disons « NON » à la Balkanisation », est écrit en noir et blanc avec un fond jaune et rouge sur une banderole, laissant entendre l’ampleur du doute.
« Non au Génocide des congolais à l’Est de la RDC. Nous exigeons la justice internationale », peut-on lire sur une autre banderole portée par les manifestants dont des journalistes, des artistes et des militants des mouvements citoyens et groupes de pression.

Parmi les visages phares de cette marche, le journaliste Tuver Wundi, Directeur provincial de la RTNC/Nord-Kivu, qui s’est réfugié à Kinshasa après son arrestation, suspension et remplacement par la rébellion du M23-AFC.
Guerschom Mohamed Vicci




