Le dossier judiciaire lié aux incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 connaît un nouveau développement. Lundi 13 avril, la cour d’appel de Rabat a examiné le cas de 18 supporters sénégalais, poursuivis pour des violences commises à l’issue de la rencontre entre le Sénégal et le Maroc.
Ces supporters, arrêtés après la finale disputée le 18 janvier au complexe Moulay-Abdellah, avaient été condamnés en première instance à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme. Ils étaient poursuivis pour des faits de hooliganisme notamment des violences, des dégradations et une intrusion sur l’aire de jeu.
Selon plusieurs sources médiatiques, le parquet marocain a requis en appel des peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement. Une position qui traduit la volonté des autorités judiciaires de sanctionner fermement les débordements enregistrés lors de cette rencontre, particulièrement tendue.
Des incidents dans une finale sous haute tension…
Les faits remontent aux dernières minutes d’une finale marquée par une forte intensité sportive et des contestations arbitrales. Des supporters sénégalais avaient tenté d’envahir la pelouse après l’attribution d’un penalty en faveur du Maroc dans le temps additionnel, provoquant des affrontements avec les forces de l’ordre.
Au total, 19 personnes dont un ressortissant français, avaient été interpellées puis jugées. La justice marocaine les a reconnus coupables de plusieurs infractions liées à des violences dans un cadre sportif.
Au-delà du terrain judiciaire, cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de tensions autour de la CAN 2025. La compétition, initialement remportée sur le terrain par le Sénégal, a ensuite été marquée par une longue bataille juridique, à la suite de la décision de la Confédération africaine de football (CAF) de réattribuer le titre au Maroc sur tapis vert.
Cette situation a contribué à faire de ce dossier judiciaire un sujet sensible, suivi de près tant par les autorités que par les observateurs du football africain et les organisations de défense des droits humains.
Une décision très attendue…
Plusieurs reports ont marqué la procédure avant l’ouverture effective de ce procès en appel au Tribunal arbitral du sport (TAS), illustrant la complexité du dossier et ses enjeux multiples.
La cour d’appel de Rabat devra désormais décider si elle confirme les peines prononcées en première instance, ou si elle les alourdit ou les allège. L’issue de cette procédure est attendue avec attention par les familles des prévenus, ainsi que par les acteurs du football africain.
Au-delà du verdict, cette affaire illustre les tensions persistantes autour de la CAN 2025, dont les répercussions continuent de se faire ressentir bien après le coup de sifflet final.
La Rédaction




