Le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO) tire la sonnette d’alarme face aux agissements de certains éléments Wazalendo à Butembo, et dans ses environs en province du Nord-Kivu. L’organisation de défense des droits humains condamne fermement les troubles et les multiples tracasseries signalés ces derniers jours.
Dans un communiqué publié mardi 24 février, le REDHO affirme avoir observé avec inquiétude ce qu’il qualifie de « comportements déviants » de la part de certains membres de ces groupes armés.
L’ONG fait état de plusieurs violations des droits humains, notamment des affrontements entre factions Wazalendo, des cas de meurtres, des menaces de mort, des arrestations arbitraires, l’installation de barrières illégales accompagnées de perception de taxes, ainsi que des violences sexuelles et d’autres formes d’abus.
L’organisation déplore également l’attitude de certains civils qui choisissent de soumettre leurs différends aux groupes Wazalendo, au lieu de recourir aux instances judiciaires compétentes. Elle pointe en outre le silence et la lenteur des autorités publiques à réagir face aux dérapages constatés.
Pour mettre fin à ces dérives, le REDHO appelle les autorités de la République démocratique du Congo à renforcer l’encadrement de leurs partenaires Wazalendo à travers des formations sur les droits humains, et le Droit international humanitaire qui régit les situations de conflits armés.
Elle invite par ailleurs la population à privilégier les voies légales pour la résolution des conflits, et exhorte les différents groupes Wazalendo à respecter strictement les droits humains, en s’abstenant de toute ingérence dans des affaires relevant exclusivement des juridictions établies par la loi.
La Rédaction






