À Bunia, capitale de la province de l’Ituri, l’éducation et l’épanouissement de la jeunesse sont au cœur des préoccupations. Alain Uwonda, préfet des études au complexe scolaire Shalom lance un plaidoyer auprès des autorités provinciales et nationales pour la construction d’une salle culturelle.
L’objectif : offrir un espace dédié où les jeunes de la ville pourront développer leurs talents et renforcer leur identité culturelle, notamment durant les vacances et après les cours.
« Nous demandons au gouvernement provincial et au gouvernement de la République de construire une salle culturelle pour l’encadrement de la jeunesse. Ce lieu pourra rassembler les enfants de toutes les écoles, leur proposant des activités structurées et enrichissantes », a expliqué M. Uwonda. Il souligne ainsi un besoin pressant, car les structures actuelles ne suffisent pas à répondre aux aspirations des jeunes Bunianais.
Pour M. Uwonda, l’absence de telles infrastructures est un frein majeur au développement des jeunes. Une salle culturelle offrirait un cadre sécurisé, propice à l’éclosion des talents artistiques, à l’expression de la créativité et à la valorisation de la culture locale. « Ce serait un lieu pour canaliser positivement leur énergie, tout en encourageant les échanges entre générations et entre différentes cultures », précise-t-il.
L’espace envisagé serait un véritable carrefour d’activités : théâtre, musique, danse, arts plastiques, clubs de lecture, informatique, arts oratoires, débats et projections de films éducatifs. Au-delà du loisir, il s’agit de former des citoyens éclairés et engagés. « Cette salle sera un rempart contre la délinquance juvénile et un moteur pour l’épanouissement de chacun », insiste le préfet.
M. Uwonda déplore l’oisiveté qui guette une partie de la jeunesse à Bunia, favorisant les comportements à risque et les mauvaises influences. Il rappelle que la salle qui aurait pu remplir ce rôle, est aujourd’hui utilisée pour les plénières, sans qu’une solution de remplacement n’ait été trouvée, laissant un vide préjudiciable.
Cette carence d’infrastructures culturelles est perçue comme un obstacle au développement personnel des jeunes, à leur ouverture d’esprit et, par conséquent, à la cohésion sociale de la communauté iturienne. L’espoir est que cette sollicitation trouve une oreille attentive auprès des décideurs.
La Rédaction




