Le quartier Yambi Yaya, au cœur de Bunia, la capitale de l’Ituri, suffoque. Les habitants sont à bout de nerfs face aux débordements constants des eaux pluviales, qui transforment la route reliant le rond-point Zéro à celui de Mazudhu en véritable rivière. Une situation qui paralyse la circulation et met en péril la sécurité de tous.
« Nous en avons assez de voir cette route, pourtant asphaltée, devenir un obstacle majeur », s’indigne Marie Kahambu, commerçante dont la boutique donne sur cette artère. « Ces inondations récurrentes ne font pas que perturber la circulation et nous mettre en danger. Elles attaquent aussi directement notre infrastructure, accélérant la dégradation de la chaussée et nous promettant des coûts de réparation exorbitants ».
Pour Jean-Bosco Amisi, qui sillonne la ville en taxi-moto, le constat est sans appel : « C’est un cauchemar au quotidien. Les embouteillages sont systématiques, et nos temps de trajet s’allongent de manière insupportable ».
Face à cette galère qui frappe des centaines de personnes chaque jour, un appel pressant est lancé au gouvernement provincial. Il est temps de prendre la pleine mesure de la gravité de ce problème et de lancer, sans délai et dans les règles de l’art, les travaux de construction des caniveaux qui s’imposent.
L’entreprise en charge des travaux est également interpellée : il faut accélérer le chantier, mais surtout, il est impératif de respecter scrupuleusement les normes techniques et environnementales pour garantir la pérennité et la sécurité de l’ouvrage.
« La population attend une solution concrète et durable », conclut un habitant. « Chaque jour de retard, ce n’est pas seulement la circulation qui se complique, mais aussi les risques sanitaires liés à cette eau stagnante qui s’accumule ».
La période est pluvieuse et de nombreux dangers voient le jour. Au-delà des eaux stagnantes qui pourraient compliquer davantage la circulation sur certaines artères essentielles, des craintes de débordement de la rivière dans certains endroites demeurent vives. Les autorités et la Communauté doivent collaborer pour limiter de pertes en vies humaines durant cette période fragile.
La Rédaction




