Un espoir se lève pour les familles déplacées de Beni. Le notable Jean-Paul Waitswalo a annoncé ce vendredi 21 novembre, le lancement imminent d’un projet de construction d’un site d’hébergement digne, destiné en priorité aux veuves de militaires et de policiers qui vivent actuellement dans des conditions d’extrême précarité.
Arrivé récemment dans la ville, M. Waitswalo s’est rendu sur plusieurs sites informels, notamment au cimetière Kimbangu et à l’OSACAF, où sont installées ces familles. Profondément ému par les conditions de vie de certains déplacés dormant « à la belle étoile » ou « au-dessus des cimetières », l’homme d’affaires a décidé de s’engager personnellement pour leur venir en aide.
« Ce sont les gens qui protègent notre pays, c’est pour ça que nous devons les aider. Étant fils du terroir, je dois faire quelque chose avec les moyens dont je dispose », a-t-il déclaré.
Avant l’annonce officielle, Jean-Paul Waitswalo a tenu un entretien de plus de deux heures avec Prisca Luanda Kamala, conseillère principale du gouverneur du Nord-Kivu chargée des actions humanitaires. Les deux personnalités ont formalisé les mesures pratiques pour appuyer ces familles vulnérables.

Le futur camp sera érigé sur un terrain vaste, identifié par les autorités provinciales au sein du camp militaire de Mambango, à l’ouest de Beni. Jean-Paul Waitswalo a précisé que les travaux débuteraient « dès la semaine prochaine ». La phase initiale du projet prévoit la construction de deux bâtiments, offrant un total de vingt abris.
Le colonel du camp de Mambango a indiqué que l’espace était suffisamment vaste pour accueillir potentiellement jusqu’à 5 000 ménages, signalant ainsi la possibilité d’une extension future du projet. Ce commandement militaire a exprimé son soutien total à cette initiative, et a assuré que la sécurité du futur site serait intégralement garantie.
Ce geste philanthropique n’est pas le premier en faveur de ces familles. En novembre dernier, Jean-Paul Waitswalo avait déjà distribué des bâches et des articles non alimentaires aux veuves de militaires et policiers arrivées au cimetière Kimbangu, après avoir fui Goma en quête d’un environnement plus sûr à Beni.
La Rédaction




