Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara a entamé ce jeudi 19 février, une visite officielle dans la ville de Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu. En choisissant cette zone meurtrie pour ses premières vacances parlementaires, le numéro un de la chambre basse du Parlement entend placer son mandat sous le signe de la proximité et de la compassion envers les victimes de l’insécurité.
« Le Nord-Kivu n’est pas seul »
S’exprimant devant la presse locale, le président de la chambre basse a tenu à clarifier le sens de sa présence. Loin des salons feutrés de Kinshasa, il a affirmé avoir choisi le Nord-Kivu pour ses premières vacances parlementaires afin de vivre, même brièvement, le quotidien de ses compatriotes.
« J’ai choisi de venir passer quelques temps ici avec mes compatriotes du Nord-Kivu. Comme vous le savez, c’est une province qui souffre des affres de la guerre depuis plusieurs années. Aujourd’hui, Beni est devenue le carrefour où se retrouvent de nombreux déplacés de guerre. Je suis venu compatir avec mes frères et sœurs, écouter la population et apporter un message d’espoir », a-t-il déclaré avec émotion.
Au-delà de la compassion, cette visite se veut également politique. Aimé Boji Sangara s’est fait l’écho de la détermination de la haute hiérarchie du pays. Il a profité de l’occasion pour réaffirmer l’engagement du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, dans la quête d’une paix durable pour la partie orientale de la République démocratique du Congo.
Le président de l’Assemblée nationale a assuré que les institutions de la République restaient pleinement mobilisées.
Pour les populations de Beni, ce déplacement est perçu comme une promesse que leurs préoccupations seront portées avec force au cœur du débat parlementaire lors de la prochaine session.
Yannick Warangasi




