Kinshasa et l’AFC-M23 ont ouvert une nouvelle ligne d’affrontement, loin du terrain réel de combat. Le nouveau centre d’intérêt est l’aéroport international de Goma, resté fermé depuis janvier.
Le Gouvernement Congolais a annoncé à l’issue de son dernier Conseil de ministres, la mise en place d’une Commission chargée de la réouverture de l’aéroport international de Goma, fermé depuis le 25 janvier, peu avant la chute de la capitale provinciale du Nord-Kivu entre les mains des rebelles du M23-AFC.
De son côté, la rébellion n’est pas d’accord. Si au lendemain de la déclaration du Président français Emmanuel Macron qui annoncait la réouverture prochaine de l’aéroport, le M23 jugeait la décision inopportune, aujourd’hui, la rébellion veut que son avis compte plus que tous les autres.Pour l’AFC-M23, « Le régime de Kinshasa n’a ni la légitimité, ni le droit d’envisager la remise en service des infrastructures aéroportuaires situées en territoire libéré ».
Parlant du territoire libéré, la rébellion entend les parties qu’elles contrôlent dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Et pour ce faire,« L’aéroport pourra et sera rouvert uniquement par l’AFC/M23 », précise une mise au point rendue publique dimanche.
Derrière la volonté de la réouverture de l’aéroport international de Goma, Kinshasa et Paris ont mis en avant l’accès humanitaire dans les zones contrôlées par la rébellion. Ici, de nombreux déplacés se sont retrouvés contraints de regagner leur entités sans aucun moyen de survie.
Guerschom Mohamed Vicci






