Lors de son émission « Les Analyses » du samedi 22 novembre, le notable Simon Kazungu a exprimé ses préoccupations concernant l’hypocrisie des dirigeants de l’AFC-M23 suite à la signature de l’accord cadre de Doha.
Selon cet ancien député provincial du Nord-Kivu, il est flagrant que le mouvement rebelle ne souhaite pas discuter de deux enjeux majeurs : l’action humanitaire et la protection judiciaire, ainsi que la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire qu’il occupe.
Kazungu souligne que l’une de huit résolutions de l’accord-cadre de Doha stipule clairement la nécessité de rétablir l’autorité de l’État, englobant la police, l’armée, l’administration publique, et le parlement. « Visiblement, ils ne veulent pas aborder cette question. C’est comme s’ils regrettaient d’avoir signé certains points », a-t-il déclaré.
Ce notable du Nord-Kivu estime que Corneille Nangaa et son entourage cherchent à maintenir leur emprise sur Goma, exploitant illégalement les ressources minières tout en imposant des conditions de vie difficiles à la population locale.
Kazungu appelle à une prise de conscience collective et à des actions concrètes pour restaurer la légitimité de l’État, et améliorer la situation des habitants.
L’analyse de Simon Kazungu met en lumière les enjeux humanitaires et judiciaires, ainsi que la restauration de l’autorité de l’État, qui demeurent des priorités essentielles pour garantir la paix et la stabilité dans le Nord-Kivu.
Richard Maliro






