Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus est attendu jeudi 28 mai à Kinshasa, dans le cadre d’une visite officielle consacrée à la situation sanitaire liée à l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC).
Initialement prévue mardi, cette visite a été reportée à jeudi soir, alors que l’inquiétude continue de grandir face à la progression de l’épidémie dans plusieurs provinces du pays, ainsi qu’en Ouganda voisin.
Après son arrivée à Kinshasa, le patron de l’OMS devrait se rendre vendredi à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique.
Selon les données sanitaires communiquées par l’OMS, l’épidémie déclarée le 15 mai dernier est provoquée par la souche« Bundibugyo »du virus Ebola, une variante rare pour laquelle aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’est actuellement disponible.
À ce jour, 121 cas confirmés dont 17 décès ont été enregistrés en RDC. Toutefois, les autorités sanitaires internationales craignent une propagation plus importante de la maladie.
« Nous savons que l’épidémie est bien plus vaste »,a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, évoquant plus de 1 077 cas suspects et 238 décès suspects recensés dans les zones affectées.
La maladie a déjà été détectée dans trois provinces congolaises ainsi qu’en Ouganda voisin, où plusieurs cas confirmés ont également été signalés.
Cette situation pousse les autorités sanitaires à renforcer les dispositifs de surveillance aux frontières et les mécanismes de riposte dans les zones touchées.
Face à l’évolution de la situation, l’OMS appelle à une mobilisation rapide de la communauté internationale afin de soutenir les efforts de riposte, et d’éviter une aggravation de la crise sanitaire en Afrique centrale.
Chadrack Byaruhanga, depuis Bunia






