Le ministre de la justice instruit l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo pour l’ouverture d’une enquête judiciaire, relative à une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux durant le week-end.
Dans cette vidéo, des hommes armés identifiés en uniforme des forces loyalistes, sont en train de molester un citoyen congolais en pleine capitale Congolaise. Derrière cette scène, le nom de l’artiste Rebo Tshulo revient sans cesse. La victime serait accusée d’avoir dérobé 50$ de l’artiste, chose qu’elle n’a pas supporté.
Le communiqué du ministère renseigne que si les faits sont établis, ces actes peuvent constituer des infractions d’une particulière gravité, évoquant des actes de torture, des coups et blessures volontaires, et surtout, des faits d’incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Plus loin, ces actes violent également les prescrits de la Constitution en vigueur en RDC, soulignant les aspects relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique, à l’interdiction absolue de la torture, ainsi qu’aux obligations internationales de la République.
L’Auditeur général des FARDC a la charge d’identifier les responsables et d’engager des poursuites devant les juridictions compétentes.
« […] des faits d’incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi, prohibés et reprimés par le Code pénal militaire et relevant de la compétence des juridictions militaires ».
Le ministre dit réaffirmer l’attachement du Gouvernement au respect d’un État de droit, à la lutte contre l’impunité, ainsi qu’à la protection de l’intégrité physique et de la dignité de toute personne.
Guerschom Mohamed Vicci






