Le renforcement du dispositif sécuritaire dans la chefferie d’Alur Djuganda, située en territoire de Mahagi, dans la province de l’Ituri, a été sollicité auprès du gouvernement provincial à la suite de récents incidents sécuritaires.
L’appel a été lancé par Joseph Bero Can, vice-président de cette entité coutumière, qui plaide pour une présence accrue de forces de sécurité afin d’assurer la protection des populations locales.
« Nous demandons au gouvernement provincial, à travers les services de sécurité territoriaux, de renforcer le dispositif sécuritaire pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens », a-t-il déclaré.
Cette requête intervient après deux événements tragiques survenus récemment dans la chefferie. Le premier concerne la découverte, mardi dernier au petit matin, du corps sans vie d’un homme d’environ quarante ans. Selon les premières informations recueillies, la victime aurait été tuée ailleurs, avant que son corps ne soit abandonné à proximité de son domicile.
Le second cas porte sur le décès d’un jeune homme enregistré le même jour au village Oviri, dans le groupement Ma-Agnon, toujours au sein de la chefferie d’Alur Djuganda. Les circonstances de ce décès restent à ce stade non élucidées, suscitant une vive inquiétude au sein de la communauté.
Face à cette situation, Joseph Bero Can a exhorté les services de sécurité à ouvrir des enquêtes approfondies afin d’identifier les auteurs de ces actes, et de les traduire en justice. Il a également appelé le gouvernement provincial à assumer pleinement sa responsabilité régalienne en matière de sécurité.
« Il est du devoir de l’État, à travers les autorités territoriales et les services spécialisés, d’assurer la sécurité de la population. La chefferie d’Alur Djuganda a besoin d’une présence effective et dissuasive des forces de sécurité », a-t-il insisté.
Par ailleurs, il a invité la population locale à privilégier la préservation de la vie humaine, et à recourir aux mécanismes communautaires pour la résolution pacifique des conflits.
Ces incidents, survenus au début de l’année 2026, renforcent le climat de crainte au sein des habitants de la chefferie, qui appellent à des mesures urgentes pour prévenir l’insécurité et restaurer la confiance entre les communautés.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia






