Les activités socio-économiques sont restées paralysées dans l’avant-midi de ce lundi 22 décembre dans la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, en raison d’une manifestation organisée par des jeunes se réclamant des mouvements citoyens et autres structures de jeunes.
Des portes de boutiques et magasins sont restées fermées durant les heures annoncées de la marche, et les transports en commun ont tourné au ralenti, surtout avec des motards qui ont accompagné les manifestants jusqu’à leur point de chute (Monusco).
Cette marche, qui est la deuxième officielle depuis l’avènement de l’AFC-M23 dans la ville de Goma, avait pour but de forcer la main à la communauté internationale, représentée par la mission onusienne en République démocratique du Congo (MONUSCO), pour exiger un dialogue« inclusif »dans le souci de parvenir à la paix.
L’un des organisateurs de cette marche dite « pacifique », Benin Butatunda, affirme que le dialogue reste la seule issue pour retrouver la paix, là où les armes n’y sont pas parvenues.« Nous estimons que seul le dialogue sera une solution »,a-t-il laissé entendre.
Cette paix recherchée par les manifestants, ne dépend ni de la présence de la rébellion du M23-AFC et moins encore du Gouvernement congolais. À l’entame de la marche, partie du stade de l’unité, Benin Butatunda a été clair :« Nous n’avons ni besoin du M23 et moins encore de Tshisekedi ».Le seul besoin ici, c’est celui de la paix.
Sur l’itinéraire qui conduisait à la base de Monusco à Goma, les manifestants n’ont cessé de scander :« Tuna taka Amani »(Nous voulons la paix, Ndlr) et plus loin,« Tuna taka haki yetu »(Nous réclamons notre droit, Ndlr). La région est longtemps secouée par des affres de la guerre depuis plus de trois décennies.
Les manifestants ont insisté pour que les politiques se mettent autour d’une table pour discuter et parvenir à la paix, face à les en croire, l’échec de l’accord de paix de Washington et les pourparlers de Doha, qui n’arrivent toujours pas à faire taire les armes dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Un mémorandum a alors été déposé à la Monusco, où les différentes revendications de ces structures de jeunes sont inscrites. Dans l’après-midi, Goma a repris la vie, avec des portes qui ont été réouvertes et la circulation a repris son cours normal.
Guerschom Mohamed Vicci






