Le cessez-le-feu ne tient plus. Malgré l’annonce d’une trêve unilatérale par la Convention pour la révolution populaire (CRP) le 14 mai dernier, de violents affrontements ont éclaté vendredi 22 mai à Liri, dans le territoire de Djugu, en Ituri.
Au moins quatre miliciens de la CRP ont été tués lors de combats avec les Forces armées de la RDC (FARDC). Deux autres combattants ont été grièvement blessés.
Selon une source locale, un cinquième assaillant a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi au site de la plaine de Savo.
Les hostilités ont débuté à la mi-journée quand les éléments de la CRP ont pris pour cible une position des FARDC à Liri, dans la zone de Sumbuso. L’objectif des assaillants était clair : s’emparer d’armes et de munitions pour tenter de progresser vers le centre commercial de Bule.
Dans la confusion des combats, un char de combat de la MONUSCO, déployé pour sécuriser le site des déplacés de la plaine de Savo, a également essuyé des tirs, subissant des dommages matériels.
Cet épisode marque une rupture brutale dans le processus de paix entamé il y a quelques jours. Pour les acteurs humanitaires, cette recrudescence de violence menace directement les efforts de stabilisation dans le territoire de Djugu et compromet, une fois de plus, le retour des populations déplacées dans leurs villages.
Chadrack Byaruhanga, depuis Bunia






