La communauté musulmane de l’Ituri se trouve à un tournant critique, au bord de l’implosion. Face à cette situation préoccupante, un nouveau comité de crise, composé de sages respectés, a été constitué. Sa mission principale : rassembler les fidèles divisés, et insuffler une nouvelle dynamique à l’islam provincial, actuellement freiné par le sous-développement et les spoliations.
Cette initiative majeure est née d’une rencontre entre la jeunesse musulmane et les doyens de la confession.« La réunification de nos fidèles est la priorité absolue de ce comité »,a affirmé Al Hadji Mussa, son président provisoire.« Il est impératif de refonder notre communauté pour qu’elle puisse enfin progresser ».
Ces paroles font écho aux divisions profondes, particulièrement à Bunia et dans toute la province, qui entravent tout élan de développement.
Le comité nouvellement formé, s’est engagr à mener un dialogue constructif avec les autorités religieuses provinciales. L’objectif est de porter les aspirations des fidèles et de trouver des solutions concertées.
Al Hadji Mussa a par ailleurs rassuré sur le soutien du comité aux initiatives de la jeunesse. Celle-ci est considérée comme un acteur clé dans la lutte contre la spoliation des concessions, le manque d’infrastructures, et le sous-développement généralisé.« La religion musulmane appartient à tous, pas à une seule personne »,a-t-il rappelé.
Saidi Mugisa, l’un des initiateurs de cette démarche, a souligné le rôle déterminant des sages dans la définition d’une nouvelle trajectoire. Les problèmes sont criants : des écoles aux concessions, en passant par la radio communautaire, de nombreuses institutions sont la cible de« fidèles malveillants »,selon ses termes.
La jeunesse et l’ensemble de la communauté attendent désormais des actions concrètes pour restaurer la vitalité et le rayonnement de l’islam en Ituri.
La Rédaction






