La session parlementaire a été officiellement ouverte lundi 15 septembre à Kinshasa, capitale de la RDC. Le président de la chambre haute, Jean-Michel Sama Lukonde, dans son discours d’inauguration, a indiqué que cette session, très importante pour l’avenir économique et sécuritaire du pays, s’ouvre dans un contexte marqué par une recrudescence de violences armées, notamment à l’Est, et des tensions au sein de certains membres des institutions.
Malgré ce climat, le président de la chambre haute a souligné l’engagement ferme du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, à restaurer la paix sur l’ensemble du territoire, notamment dans les provinces en proie à l’insécurité comme le Nord-Kivu, l’Ituri et le Sud-Kivu. Il a appelé les députés et sénateurs à des actions concrètes pour faire face aux multiples défis au pays, tout saluant le remaniement du gouvernement.

Sama Lukonde a également lancé un appel à l’unité et à la responsabilité des participants. Il les a exhortés à éviter les querelles internes susceptibles de fragiliser davantage les institutions, et à se concentrer sur l’essentiel capable de répondre aux attentes de la population notamment en matière de sécurité, d’éducation, de santé et d’infrastructures.
« La question de la justice constitue l’un des principes fondamentaux de l’État de droit et de la démocratie. Les réalités judiciaires de l’heure, bien que complexes, sont au cœur de la consolidation de la paix, de la stabilité et du développement de notre pays. C’est à ce titre que le Sénat invite le gouvernement à renforcer l’application des lois existantes, afin que celles-ci produisent pleinement leurs effets pour lutter contre l’impunité et assurer un accès égal à la justice pour tous », déclare-t-il.
Cette session intervient aussi dans un contexte de mécontentement social généralisé, avec plusieurs grèves en cours dans les secteurs de l’enseignement, de la santé et de l’administration publique. La pression est forte sur le gouvernement, qui doit examiner le projet de loi de finances pour l’exercice 2026, avec un accent particulier sur la transparence budgétaire, la répartition équitable des ressources et le soutien aux zones en crise.
Claudine Mulengya




