Les négociations pourront reprendre durant les prochaines semaines entre le Gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, visant la résolution pacifique de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Lors d’une conférence de presse ce vendredi 22 août à Goma, au Nord-Kivu, Bertrand Bisimwa, coordonnateur politique adjoint de l’AFC-M23 a reconnu qu’une délégation a été envoyée dans la capitale qatarie.
À l’en croire, seulement deux personnes se sont envolées pour Doha, avec un mandat précis. « […] nous précisons que ces deux représentants sont mandatés par notre mouvement uniquement pour négocier le cessez-le-feu et de la libération des prisonniers », table Bertrand Bisimwa.
Il précise que les discussions qui devront aboutir à la signature de l’accord global de paix qui passe par la résolution des « causes profondes » du conflit, ne pourront débuter qu’après la mise en oeuvre des engagements pris dans la Déclaration de principes signée le 19 juillet dernier, insistant sur le cessez-le-feu et la libération des prisonniers.
Bertrand Bisimwa décèle la faiblesse de toutes les précédentes signatures qui selon lui, n’ont pas permis de traiter les vrais problèmes. « Tous les accords que nous avons signés, ont privilegié le partage du pouvoir au lieu de privilégier le règlement des causes profondes du conflit », regrette-t-il.
Le coordonnateur politique adjoint de l’AFC-M23 signe et persiste : leur mandat ne concerne que les discussions sur le mécanisme de cessez-le-feu et de libération des prisonniers.
La situation sécuritaire s’est déterioriée ces dernières semaines sur les lignes de front. Les affrontements ont repris entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et la rébellion du M23-AFC. Les deux parties ne cessent de s’accuser mutuellement sur la violation de cessez-le-feu.
Guerschom Mohammed Vicci




