La coalition AFC-M23 a réagi ce vendredi 22 août à Goma, au Nord-Kivu, aux différents rapports dont ceux de Human rights watch (HRW) et Amnesty international, les accusant de plusieurs griefs dont d’exécutions sommaires, viols collectifs, enlèvements de patients et attaques d’hôpitaux.
Dès sa prise de parole dans une conférence de presse, Bertrand Bisimwa, coordonnateur politique adjoint en charge des questions politiques et diplomatiques a parlé des allégations « mensongères », visant à alimenter la guerre dans l’Est de la RDC.
« Elles prétendent oeuvrer pour la promotion et la défense des droits humains, alors qu’elles travaillent pour des intérêts politiquement motivés contre la paix, la stabilité de notre pays », accuse le Coordonnateur politique adjoint de l’AFC-M23.
Dans son viseur, Bertrand Bisimwa cible Human rights watch, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) et le Groupe d’experts.
« Les publications de ces organisations ont participé à entêter et radicaliser Kinshasa, à doper la guerre et à fermer la voie à tout règlement pacifique de la crise », regrette Bertrand Bisimwa.
Revenant sur la débâcle du M23 à 2013, le coordonnateur politique adjoint de l’AFC-M23 a indiqué que les rapports produits par ces organisations, ont conduit à la création de la Brigade d’intervention (FIB), sortant les Nations unies de son « statut de neutralité » dans la crise sécuritaire.
« Ces organisations prennent le relaie du front de la désinformation et des allégations totalement imaginaires et mensongères à travers des mensonges sans fondement, non vérifiés, tendancieux », fustige-t-il.
Bertrand Bisimwa dénonce ces rapports qui pour lui, ont le but de compromettre le processus de Doha, alimentant ainsi l’axe de la guerre, plutôt que celui de la paix.
Guerschom Mohammed Vicci




