La Présidence du Kenya a annoncé dans la soirée du vendredi 15 août, la désignation du consul Judy Kiara Nkumiri, en poste à Goma, ville occupée par la rébellion de l’AFC-M23 depuis le début de l’année 2025.
Cette désignation fait alors couler encre et salive. Pour cause, la position de Nairobi dans la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, malgré sa Présidence à la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) à laquelle appartiennent la RDC et le Rwanda, en conflit ouvert pour soutien de Kigali à la rébellion du M23-AFC.
Dans un communiqué, le Ministère des Affaires étrangères de la RDC a rappelé que la désignation d’un chef de poste consulaire requiert l’accord préalable des autorités congolaises, tenant compte du doit international et aux procédures diplomatiques dont la Convention de Vienne sur les relations consulaires.
Jusqu’ici, à en croire le document, les autorités congolaises ne sont pas encore saisies sur cette désignation. « Kinshasa attend, à cet effet, à être saisie officiellement par Nairobi à travers les canaux diplomatiques établis ».
Kinshasa signifie dans son communiqué, que la ville de Goma est caractérisée, en s’appuyant sur le récent rapport de Groupe d’experts de Nations Unies et du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, par de graves violations de droits humains contre les civils, et particulièrement les femmes et les mineurs.
« Dans ce contexte, toute annonce relative à la nomination d’un consul a Goma est particulièrement inappropriée et ne saurait être considérée sans l’aval des autorités congolaises », précise le communiqué de presse du Ministère des Affaires étrangères.
Tout en appelant à l’ordre, Kinshasa réaffirme sa souveraineté et son attachement aux relations bilatérales « constructives » avec Nairobi, ainsi qu’à la coopération régionale au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est.
Guerschom Mohammed Vicci




