La mise en place d’un système d’alerte précoce à Bunia, capitale provinciale de l’Ituri s’avère indispensable pour détecter et désamorcer à temps, tout mouvement suspect avant qu’il ne dégénère en acte criminel.
C’est l’essentiel du message porté par Fabrice Tibasima, coordonnateur provincial de l’Union des jeunes congolais pour le changement (UJCC) en Ituri et point focal de la Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur l’agenda Jeune, Paix et Sécurité lors d’un point de presse.
Selon ce responsable local, « la prévention des troubles sécuritaires passe par la création d’un environnement qui rend la criminalité plus difficile ».
Pour atteindre cet objectif, il préconise notamment la multiplication de patrouilles policières régulières, l’amélioration de l’éclairage public dans les quartiers sensibles, l’installation de caméras de surveillance, ainsi que la sensibilisation des habitants aux bonnes pratiques de sécurité.
« La dénonciation rapide et l’alerte précoce de tout comportement suspect constituent des éléments essentiels », souligne le point focal de l’UJCC.
Cette prise de position fait suite à deux attaques armées perpétrées par des individus non identifiés en plein centre-ville de Bunia, sur une période d’une semaine. Ces actes ont provoqué la mort de 4 personnes et fait dix-neuf blessés.
Le système d’alerte précoce repose sur trois piliers majeurs, explique le coordonnateur provincial. D’abord, il nécessite une participation communautaire active afin de collecter des informations fiables. Ensuite, il s’appuie sur des réseaux solides de renseignement, notamment grâce aux structures légales de jeunesse, pour assurer une coordination locale efficace. Enfin, l’utilisation accrue des technologies modernes, tels que les caméras de surveillance, systèmes d’alarme et lignes téléphoniques d’urgence, dédiées à faciliter un signalement rapide et une intervention immédiate.
« Ce dispositif ne peut être efficace que grâce à une collaboration étroite entre les forces de l’ordre, les jeunes et la communauté », insiste Fabrice Tibasima, avant de lancer un appel à un engagement collectif renforcé pour garantir la sécurité à Bunia, et prévenir toute escalade des violences.
Cette démarche intégrée s’inscrit pleinement dans le cadre de l’agenda Jeune, Paix et Sécurité promu par le Conseil de sécurité des Nations Unies. La Résolution 2250 met particulièrement en avant le rôle fondamental joué par les jeunes dans la consolidation durable de la paix.
La Rédaction




