La société civile a lors d’un atelier vendredi 11 juillet à Bunia, capitale provinciale de l’Ituri, tiré la sonnette d’alarme sur le luxe ostentatoire des institutions congolaises, qui dilapident les ressources publiques au détriment du développement national.
Organisé par le Cadre de concertation sur les ressources naturelles (CDC), membre actif du consortium « Le Congo n’est pas à vendre », cet atelier a mis en lumière une réalité amère : les élites politiques s’accaparent un budget public colossal via un fonds spécial d’intervention opaque, véritable « caisse noire » hors contrôle.
Dieudonné Kasonia, secrétaire permanent du CDC a révélé comment cette gabegie budgétaire paralyse les investissements indispensables à la transformation socio-économique du pays. Pour lui, ce train de vie dispendieux des institutions est une insulte aux millions de Congolais, qui peinent encore à accéder aux services de base.
« Il est temps que la transparence devienne la règle et que les responsables politiques rendent des comptes clairs », a-t-il martelé.
Le CDC lance un appel pressant à la présidence de la République pour qu’elle rompe avec cette culture du gaspillage, et impose une gestion rigoureuse des finances publiques. La justice doit aussi jouer son rôle en s’appuyant sur les rapports d’ONG et d’organismes de contrôle, afin de sanctionner les abus.
Mais cette bataille ne peut être gagnée sans une prise de conscience collective. Les citoyens congolais sont invités à s’armer d’exigence lors des élections de 2028, en interrogeant fermement leurs futurs élus sur leur engagement pour une gouvernance éthique et équitable.
Le rapport « Train de vie des institutions en RDC : le pillage systématique des revenus nationaux par les élites politiques », produit par le consortium « Le Congo n’est pas à vendre », offre une base incontournable pour nourrir ce combat citoyen vital.
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La Rédaction






