Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a formé ce jeudi 10 juillet à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu dans l’Est de la République démocratique du Congo, des cadres de l’Alliance fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC-M23) sur le Droit international humanitaire (DIH).
Parmi les notions remises à jour : le Droit international humanitaire, les droits humains, la protection des personnes ne participant plus ou pas aux hostilités, le respect des populations civiles et objets civils et les différentes conventions ont été passés en revue, question de rappeler à ces personnnes leurs responsabilités dans un contexte de conflit.

À en croire Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’AFC-M23, demandeur de la formation, cet atelier vise à outiller les cadres de ce mouvement, souvent pointé du doigt dans les violations des droits humains. « Cet atelier a pour objectif de nous outiller car on nous accuse tout le temps », a laissé entendre Corneille Nangaa.
Pour le CICR, la formation a focalisé son energie sur le Droit international humanitaire en faveur des parties engagées dans des conflits. « ce sont des formations sur le Droit International Humanitaire que nous tenons pour des partis en conflit ainsi qu’aux autorités selon le contexte dans lequel nous travaillons, en suivant nos principes fondamentaux de neutralité et d’impartialité », a indiqué le chef de la Sous-Délégation du CICR à Goma, Jérôme Alexandre IMSTEPF.
L’Est de la République démocratique du Congo étant reputée par des guerres en répétition, Sarah Menard April, conseillère juridique des opérations au CICR a insisté sur le code de conduite envers les blessés de guerre, revenant sur la Convention de Génève.

« Il faut l’autorisation d’un commandant pour utiliser une artillerie selon son calibrage », a-t-elle tapé du poids sur la table, soulignant l’intégration de Droit international humanitaire (DIH) dans la prise de décision durant les opérations militaires.
Sarah Menard est également revenue sur les actes qui sont interdits pendant la guerre dont les atteintes portées à la vie, les punitions collectives, la prise d’otages, les atteintes à la dignité, l’esclavage, le pillage, etc, retardant son attention sur imprescribilité des crimes de guerre, la compétence universelle et la responsabilité des supérieurs hiérarchiques militaires et civils.

Jérôme Alexandre, chef de sous-délégation du Comité international de la Croix-Rouge précise que leur travail s’apaise sur les allégations « solides », pour limiter des cas de violations de DIH. « Nous devons développer un dialogue de confiance afin de limiter les conséquences des conflits armés et c’est ce que nous attendons des autorités », a-t-il rapporté.
Le CICR insiste et persiste : « la guerre a ses règles qu’il faut maîtriser », rappelant la nécessité pour les belligérants de respecter le Droit international humanitaire durant les conflits, pour préserver les vies notamment des populations civiles et des personnes blessées.
Guerschom Mohammed Vicci




