Depuis dimanche, la coalition militaire formée par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF) mène des opérations aériennes et terrestres soutenues autour de la localité de Lolwa, à une centaine de kilomètres à l’Est de Bunia, en province de l’Ituri. Ces attaques visent principalement les positions des terroristes des Forces démocratiques Alliées (ADF) dans la forêt, leur principal bastion.
Selon une source militaire, cette offensive représente un tournant dans le combat contre ce groupe armé, longtemps enraciné dans la région. « Pour la première fois, la force conjointe Shujaa concentre ses efforts sur cette zone stratégique », a déclaré la même source.
Cette montée en puissance s’inscrit dans le cadre d’un renforcement inédit de la coopération militaire entre la RDC et l’Ouganda. Il y a deux semaines, Kinshasa et Kampala ont signé un mémorandum d’entente visant à élargir leurs opérations conjointes au-delà des secteurs habituels de Beni (Nord-Kivu) et Irumu (Ituri). L’objectif est clair : mieux coordonner les actions pour neutraliser durablement la menace que représentent les ADF.
Pourtant, un récent rapport du Groupe d’experts des Nations unies révèle que malgré trois années d’opérations conjointes, les ADF continuent à sévir activement. Ce document pointe notamment des failles dans la coordination et l’efficacité des frappes militaires. Il recommande une approche plus globale combinant action militaire et mesures socio-économiques pour affaiblir durablement le groupe armé.
Les populations locales observent ces développements avec espoir mais aussi avec prudence, conscientes que seule une paix durable pourra mettre fin aux souffrances causées par ce conflit récurrent.
La Rédaction




