Dans le territoire de Mambasa, la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) du groupement Babila-Teturi dénonce les multiples cas d’exploitation illégale de filles mineures dans des maisons de tolérance, ainsi que le commerce persistant du chanvre. Cette situation est particulièrement perceptible le long de l’axe Mambasa – Makeke (RN44), dans la province de l’Ituri.
Dans une déclaration rendue publique ce samedi 14 juin, Grâce Kakundo Kasamba, responsable de cette structure citoyenne, alerte sur la présence de mineures de moins de 18 ans dans certaines « Nganda » – établissements de consommation de boissons alcoolisées – où elles seraient utilisées comme appât pour attirer la clientèle.
« Cette pratique constitue une grave violation des droits de l’enfant et une forme d’exploitation inacceptable », dénonce la structure citoyenne. Selon M. Kakundo, ces actes sont par ailleurs contraires à la législation congolaise, aux engagements internationaux de la RDC et aux valeurs sociales fondamentales.
D’un autre côté, malgré la récente incinération d’au moins 8 sacs de cannabis par les autorités territoriales, les forces vives déplorent la persistance du commerce de cette drogue dans la région.
« Nous condamnons fermement la persistance de ce commerce, en particulier lorsque le chanvre est vendu à des enfants mineurs, ce qui constitue une violation grave des droits des enfants et un danger pour notre société », s’indigne Grâce Kakundo dans cette déclaration.
Pour sa part, la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) promet de dénoncer devant les instances judiciaires, les personnes impliquées dans cette pratique.
Signalons qu’un moratoire de 48 heures est accordé à tous les responsables des maisons de tolérance pour libérer les filles mineures. À défaut, la NSCC promet de saisir les instances compétentes afin que la justice fasse son travail.
La Rédaction




