L’opposant Martin Fayulu s’est adressé ce lundi 02 juin aux trois acteurs impliqués dans la situation sécuritaire et politique actuelle en République démocratique du Congo : Corneille Nangaa, coordonnateur politique du mouvement rebelle de l’AFC-M23 ; le Président honoraire Joseph Kabila et à Félix Tshisekedi, Président de la République.
Dans son adresse à la Nation, le candidat malheureux à l’élection présidentielle de décembre 2023, redoute la balkanisation de la RDC. « L’ère est grave et elle est très grave. Nous vivons sans doute les heures les plus sombres de notre histoire. La balkanisation de notre pays que l’on redoute depuis 1960, n’est plus une menace lointaine », sonne Martin Fayulu, dans un contexte troublé dans lequel se trouve la République démocratique du Congo.
« Elle est en marche et en grand pas. Nous devons l’arrêter », insiste l’opposant, qui semble connaître les astuces pour bloquer le passage à la balkanisation. Dans son viseur, trois personnes : Corneille Nangaa, Joseph Kabila et Felix Tshisekedi peuvent inverser cette spirale.
Au coordonnateur politique de l’AFC-M23, Martin Fayulu demande à « cesser d’être complice ». Il attribue la complicité de Nangaa au niveau des massacres, la livraison de terre aux « forces étrangères ». « Le sang congolais ne peut plus couler avec votre complicité », rappelant qu’aucun acte ne pourra justifier la souffrance infligée à la population.
L’opposant ne trouve aucune justification à mettre sur la présence de Joseph Kabila dans la ville de Goma, occupée par les rebelles du M23-AFC. « Aucune raison, même stratégique, ne saurait justifier une collaboration avec ceux qui déchirent notre pays », et de préciser : « Le seul chemin vers la rédemption de nos erreurs passées, c’est le dialogue, pas la compromission », insiste l’opposant.
Martin Fayulu invite le sénateur à vie à quitter Goma, expliquant que « L’histoire ne pardonne pas les trahisons, encore moins celles faites à la patrie ».
Tshisekedi a également sa part de responsabilité. « Vous avez le devoir de ne pas laisser notre génération être celle qui aura vu le Congo se désintégrer », appelle Martin Fayulu.
L’homme de la vérité des urnes exprime le voeu de rencontrer ces trois têtes autour d’une table, dans le souci de trouver une issue « digne » à la crise « existencielle » qui secoue la République démocratique du Congo.
Guerschom Mohammed Vicci




