Dans son rapport rendu public vendredi 30 mai, la rébellion du M23-AFC a réfuté les allégations autour du bilan de 9 000 morts présenté par le Gouvernement Congolais dans les combats, qui ont conclu à la chute de la ville de Goma fin janvier dernier.
Ce rapport de 32 pages titré : « Réaction de l’AFC/M23 aux allégations sur les prétendues violations des droits humains dans les villes de Goma et de Bukavu » et reparti à quatre chapitres, revient sur les différentes documentations publiées sur les violations des droits humains dans les zones sous contrôle du M23-AFC, notamment les deux capitales provinciales du Nord et Sud-Kivu.
Revenant sur les tournants décisifs ayant conduit à la chute de la ville de Goma, la rébellion indique n’avoir recensé que 874 morts et tous étaient des combattants tant des forces gouvernementales que ses propres éléments, tombés au front.
« Les données prélevées indiquent que les corps retrouvés appartenaient à des combattants, d’une part, de la coalition des forces du régime de Kinshasa et d’autre part, aux combattants de l’Armée révolutionnaire congolaise », a rapporté Delion kimbulungu, précisant qu’aucun corps de civils n’a été répertorié.
« Le bilan reconnu par l’Alliance fleuve Congo en dehors des blessés, est de 874 morts, qui sont tous des combattants ». La rébellion souligne que ces corps ont été enterrés « dignement » entre le 02 et le 13 février dernier, voire des corps longtemps conservés, qui ont été retrouvés à la morgue de l’hôpital militaire de Katindo. « Ces corps ont été enterrés en toute dignité dans les pochets individuels », table le rapport.
La rébellion attribue les chiffres de 9 000 morts avancés par Kinshasa de « pure exagération ». Elle accuse le Gouvernement Congolais de manipuler le bilan de cette opération dans le souci de discréditer la rébellion, afin d’aboutir à des sanctions intempestives et « sans fondement ».
Pour recueillir ces données, les experts de l’AFC-M23, le service de protection civile, la Division provinciale de la santé, la Croix-Rouge de la RDC ont été mis en contribution. Ces acteurs ont été impliqués dans l’identification des corps et des cadavres, le ramassage et la collecte, le conditionnement des morts et l’inhumation « en toute dignité ».
Guerschom Mohammed Vicci




