Le Président Ougandais Yoweri Kaguta Museveni s’est exprimé ce mercredi 28 mai sur la situation actuelle en République démocratique du Congo (RDC), où une crise multiforme dont sécuritaire pénalise gravement le développement du pays.
Patriarche de la région avec près de quatre décennies à la tête de l’Ouganda, Yoweri Museveni indique qu’au stade actuel, des efforts sont consentis dans la recherche de la paix.
« Les problèmes de la RDC peuvent être résolus et nous travaillerons sans relâche pour garantir la paix et la stabilité régionales », a laissé entendre celui dont le pays est souvent accusé de jouer un rôle dans la crise sécuritaire actuelle, avec la résurgence du M23-AFC, sur son compte X.
Pour lui, la République démocratique du Congo fait face à de nombreux défis dont « un engagement insuffisant auprès de la population ; une dépendance excessive à l’égard du soutien extérieur », fixant l’attention sur ces deux points éloquents, qui appellent à la remise en question de la part tant des autorités de Kinshasa que de la population Congolaise.
Le chef de l’État ougandais rappelle que son pays a traversé les mêmes difficultés au cours de son histoire. Pour surmonter ces défis, Yoweri Museveni renseigne avoir fait recours à « une philosophie claire, une idéologie forte et une approche stratégique », lesquels outils peuvent également jouer un rôle déterminant dans la résolution du conflit en RDC.
Depuis le début de guerre qui secoue l’Est de la RDC, l’Ouganda a toujours présenté un bicéphalisme : d’un côté, il est allié de la République démocratique du Congo dans les opérations contre les terroristes ADF-MTM, de l’autre, la question du M23-AFC ne plaide pas à sa cause. Le rapport du Groupe d’experts des Nations unies charge le pays de Yoweri Museveni d’être impliqué dans la crise.
Les multiples sorties sur X du chef d’état-major général de l’armée ougandaise, le Général Muhoozi Kainerugaba laissent planer un doute sur la neutralité de l’Ouganda dans le conflit actuel dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Guerschom Mohammed Vicci




