Les négociations qui se déroulent depuis des semaines à Doha au Qatar, entre le Gouvernement congolais et les rebelles du M23-AFC risquent de n’accoucher que d’une souris, à la surprise générale.
Lors d’une conférence de presse animée dimanche 25 mai à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu et quartier général de la rébellion, Bertrand Bisimwa, coordonnateur politique adjoint de la coalition AFC-M23 a laissé entendre qu’aucune revendication n’est à table.
Le numéro 2 du mouvement rebelle a plutôt évoqué des problèmes qui nécessitent des solutions et pour lui, ces défis devront être rélevés avec ou sans l’appui de Kinshasa, avec qui ils sont en discussions.
La rébellion affirme dorénavant se considérer comme un mouvement de « libération ». « Nous avons quitté l’étape de la revendication, nous sommes actuellement un mouvement de libération », explique Bertrand Bisimwa devant la presse.
Cette nouvelle posture n’est pas sans conséquence : les revendications ont disparu. « Ça signifie que nous n’avons pas un cahier de revendications à présenter à Kinshasa », lance-t-il et de poursuivre, « mais nous avons des problèmes qui sont là et que nous devons résoudre avec ou sans Kinshasa », table la rébellion.
À la place des revendications, Bertrand Bisimwa parle plutôt de la résolution des « causes profondes » du conflit. Le coordonnateur politique adjoint de l’AFC-M23 renseigne que la rébellion dispose de toutes les capacités nécessaires pour résoudre ce problème.
Guerschom Mohammed Vicci




