L’Union des associations culturelles pour le développement de l’Ituri (UNADI), une structure active en province de l’Ituri dans l’Est de la République démocratique du Congo, dit avoir dénombré plus de 2.000 morts depuis l’avènement de l’état de sièges dans la région. Ces statistiques ont été livrées à la presse locale, le jeudi 20 octobre 2022.
A en croire cette structure qui regroupe toutes les vingt une (21) communautés Ituriennes, quinze (15) mois après l’entrée en vigueur de cette mesure exceptionnelle instaurée par le Chef de l’Etat congolais, des morts dont le nombre est estimé à plus de deux mille (2.000) ne cessent d’être comptés au sein de la communauté de l’Ituri. C’est aux côtés de plusieurs véhicules et maisons d’habitations réduits à cendre.
Janvier Ayendu Bin Ekwale, coordinateur de l’UNADI, appelle les autorités compétentes à endosser effectivement leurs responsabilités afin de rétablir la paix et la sécurité dans cette partie du pays.
« Depuis le début de l’état de siège, voici maintenant 15 mois, les morts, nous pouvons compter plus de 2.000. Parce que quand nous prenons les cas des tueries qui se passent à Bule, Drodro, Walese-Vonkutu, en territoire de Mambasa, Irumu, sur place ici à Bunia, avec les cas des banditismes partout dans la province, plusieurs personnes ont déjà perdues leur vie, et plusieurs véhicules, villages ont été incendiés. Nous ne demandons rien que la paix et la sécurité », a-t-il insisté.
C’est depuis le 06 mai 2021 que l’état de siège : cette mesure exceptionnelle est instaurée par le Chef de l’Etat congolais Félix Antoine Tshisekedi pour rétablir la paix et la sécurité dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, dans l’Est de la République démocratique du Congo. Depuis, les tueries sont loin de prendre fin.
Richard Maliro






