L’organisation Médecins sans frontières (MSF) a annoncé ce vendredi, son retrait de la ville de Baraka, capitale provinciale provisoire, dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu.
MSF justifie sa décision non seulement par le souci de protéger ses équipes, qui sont évacuées, mais aussi et surtout pour des raisons sécuritaires, alimentées par la présence des rebelles du M23-AFC dans la ville d’Uvira, qui se trouve à une centaine de kilomètres de Baraka.
« MSF a évacué ses équipes de la ville », indique un communiqué de presse de MSF. Hormis l’Hôpital général de Baraka, les activités médicales sont également interrompues dans trois centres de santé.
Depuis près d’un mois, les combats se sont intensifiés entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et les rebelles du M23-AFC dans la partie sud de la province du Sud-Kivu. Le point culminant de ces affrontements a été la chute mercredi de la ville d’Uvira entre les mains rebelles.
En quatre mois, soit entre août et décembre, plus de 25 000 personnes atteintes de paludisme, ont été prises en charge par les équipes de Médecins sans frontières. Ton Beg, chef de programme au Sud-Kivu regrette que cette interruption intervienne pendant la saison de pluie, trop fragile en terme de la maladie.
« Nous atteignons le pic de la saison du paludisme et nous sommes inquiets car nous ne pouvons pas apporter le soutien nécessaire à la population », a regretté le chef de programme de MSF au Sud-Kivu, repris dans le document. Au milieu de cette période, entre septembre et octobre, MSF a traité 652 patients du choléra, et« était parvenue à contrôler l’épidémie ».
Initialement, MSF devrait clôturer ses activités dans la zone de santé de Fizi fin janvier. L’organisation s’est dit contrainte d’interrompre« prématurément »ses activités médicales, depuis lors mises à l’épreuve dans la province du Sud-Kivu.
Guerschom Mohamed Vicci






