Les États-Unis, l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont mis la dernière main à un plan de paix destiné à instaurer un cessez-le-feu et à ouvrir la voie à une transition politique inclusive au Soudan, selon des sources diplomatiques.
Présentée lors d’une session du Conseil de sécurité des Nations Unies, l’initiative prévoit une trêve humanitaire immédiate, placée sous l’égide d’un mécanisme onusien de suivi et de vérification. Le conseiller américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, a appelé les parties soudanaises à accepter « sans condition » une suspension des hostilités afin de permettre l’acheminement de l’aide, et de réduire les souffrances civiles.

Le document, qui s’inscrit dans la continuité d’une feuille de route élaborée en septembre 2025, repose sur cinq axes structurants : instauration d’une trêve humanitaire, garantie d’un accès humanitaire sécurisé, protection des populations civiles, négociation d’un cessez-le-feu durable et lancement d’un processus politique ouvert à l’ensemble des forces nationales.
Selon les diplomates impliqués, le texte aurait déjà obtenu un accord de principe des Forces armées soudanaises et des Forces de soutien rapide (FSR), les deux protagonistes du conflit. Les promoteurs du plan estiment que sa formalisation officielle pourrait intervenir prochainement.
Sur le plan régional, le commandant des Forces de soutien rapide, Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemetti », a affiché son soutien aux efforts de médiation africains à l’issue d’un entretien avec le président ougandais Yoweri Museveni.
De son côté, le Conseil de sécurité a exhorté la communauté internationale à intensifier les pressions diplomatiques afin d’obtenir une trêve effective et d’assurer un acheminement sans entraves de l’aide humanitaire, alors que la crise soudanaise continue de déstabiliser l’ensemble de la région.
Claudine N. I.




