La sentence dans le procès de l’ancien Président de la République et sénateur à vie Joseph Kabila devrait être connue ce vendredi 12 septembre, avant que la Haute Cour militaire ne décide de prolonger le suspens.
En effet, la Haute Cour militaire a de nouveau réouvert les débats sur demande de la partie civile, conduite par les avocats de la République, qui disent vouloir apporter de nouveaux éléments pour étayer leurs accusations.
Maître Richard Bondo, l’un d’entre eux a renseigné que les avocats de la République veulent faire témoigner trois témoins qui selon lui, retranceront les personnalités et les comptes bancaires par lesquels transitent des fonds qui financent les activités de la rébellion du M23-AFC.
Ces nouveaux témoins apporteront également de la lumière sur le fait que, à en croire Me Richard Bondo, « un étranger a dirigé ce pays pendant 18 ans ». La question de nationalité de Joseph Kabila fera ainsi de nouveau partie de ces nouveaux éléments.
Poursuivi par la Haute Cour militaire qui a décidé de le juger par coutumance, Joseph Kabila est accusé de trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, apologie du terrorisme et crimes contre l’humanité liés à une prétendue complicité avec la rébellion du M23-AFC, soutenue par le Rwanda selon Kinshasa, et le Groupe d’experts de Nations unies.
Pour le concerné, c’est un « simulacre de procès contre ma personne », dénonçant « une gouvernance téméraire », qui a conduit à l’arrestation de plusieurs officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo. Pour Kabila, la RDC souffre d’une crise « plus profonde » de leadership, de justice et d’orientation nationale. « Ce procès n’a rien à voir avec la justice », table le Raïs.
Guerschom Mohammed Vicci






