Une situation préoccupante s’installe au poste frontalier d’Anzida, en territoire de Mahagi, dans la province de l’Ituri. Plus de deux cents camions-citernes transportant du carburant sont immobilisés depuis plus d’une semaine dans l’enceinte de l’entrepôt de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), soulevant des inquiétudes au sein de la communauté locale.
La société civile forces vives de Mahagi tire la sonnette d’alarme. Selon cette organisation, la présence prolongée de ces véhicules chargés de produits pétroliers hautement inflammables, représente une menace sérieuse pour les riverains.
« En cas d’incident, les conséquences pourraient être dramatiques », avertissent les acteurs de la société civile.
Outre les préoccupations sécuritaires, les forces vives dénoncent un désordre administratif au poste frontalier. De nombreux services étatiques non habilités seraient actifs dans cette zone, créant des tracasseries pour les opérateurs économiques. Les transporteurs se plaignent de contrôles répétitifs et d’exigences excessives, ralentissant ainsi les opérations commerciales.
« Cette situation complique la circulation des marchandises et nuit aux activités économiques », déplorent les acteurs de la société civile.
Face à cette crise, la société civile forces vives appelle les autorités provinciales de l’Ituri à intervenir rapidement pour réguler la situation. Une action immédiate pourrait non seulement réduire les risques liés au stockage prolongé du carburant, mais aussi restaurer la confiance entre la population, les opérateurs économiques et les institutions publiques.Dans un contexte où les postes frontaliers sont cruciaux pour l’approvisionnement et les échanges commerciaux entre la RDC et ses voisins. Une gestion rigoureuse des services de l’État est essentielle pour garantir sécurité et fluidité dans cette région stratégique.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia


