Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, a été proclamé vainqueur de la présidentielle du 15 janvier 2026. Avec 71,65 % des voix contre 24,72 % pour son principal adversaire Bobi Wine, il prolonge ainsi son règne de près de quarante ans.
Cette victoire, attendue, soulève toutefois de nombreuses interrogations sur l’état de la démocratie en Ouganda.
Enjeux et Réactions
Les élections ont été marquées par des accusations de fraudes et de violences. Bobi Wine, qui a contesté les résultats, a appelé à des manifestations, tandis que des rapports font état de répression violente contre les opposants. Des témoins ont décrit des scènes de chaos dans plusieurs régions, avec des forces de sécurité agissant de manière agressive pour disperser les rassemblements.
Ce septième mandat de Museveni suscite des inquiétudes quant à la santé de la démocratie ougandaise. Les critiques dénoncent un système politique qui favorise la réélection perpétuelle au détriment de la participation citoyenne. De nombreux analystes soulignent que la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme nuit à la pluralité politique et à la liberté d’expression.
Sur le plan économique, Museveni doit maintenant faire face à des défis majeurs, notamment la gestion de la pauvreté et du chômage croissant. Son mandat pourrait être jugé sur sa capacité à répondre aux besoins socio-économiques de la population. Les attentes sont élevées, alors que les citoyens espèrent des améliorations tangibles dans leur vie quotidienne.
Le futur politique de l’Ouganda sous Museveni demeure incertain. Si les tensions persistent et que les préoccupations de l’opposition ne sont pas prises en compte, le pays pourrait connaître des bouleversements significatifs dans les mois à venir.
Richard Maliro






