La société civile, noyau communal d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, annonce des journées villes mortes à durée illimitée à partir du lundi 3 novembre. Cette décision a été prise lors d’une assemblée extraordinaire tenue jeudi 30 octobre dans la salle Mathe Matthieu, pour évaluer situation sécuritaire dans la commune.
Par cette série des journées, elle exige le remplacement immédiat de la bourgmestre de la commune, ainsi que des commandants de la police communale et territoriale qui selon elle, ont failli à leur mission de protéger la population.
« La situation s’est détériorée alors que ces autorités sont censées nous représenter. Des personnes sont tuées, des maisons incendiées, des véhicules attaqués. Trop, c’est trop ! Nous avons décidé avec la population, de ne plus rester silencieux. Oïcha mérite mieux »,a déclaré Isaac Kavalami, président de cette structure citoyenne.
La société civile appelle également à une suspension du paiement de toutes les taxes locales, tant que les autorités pointées du doigt ne sont pas remplacées.
Elle encourage également la population à soutenir cette initiative pour faire pression sur les décideurs, et obtenir des actions concrètes contre l’insécurité.
Claudine Mulengya






