Huit corps de civils tués lors de récentes attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), ont été transférés ce dimanche 17 mai à la salle des morts du Centre de santé de Byakato, dans la chefferie des Babila-Babombi, territoire de Mambasa, en province de l’Ituri.
Selon des sources locales, parmi les victimes figurent cinq corps dont celui d’une femme, qui restent encore à la morgue en attendant leur identification par les familles.
Plusieurs habitants se sont rendus sur place dans l’espoir de reconnaître leurs proches disparus après les incursions meurtrières signalées dans la région.
D’après les informations recueillies sur place, ces civils auraient été exécutés dans la forêt de Uesa-Ndombilo, située à l’Est de Byakato, une zone régulièrement ciblée par les attaques des ADF depuis plusieurs semaines.
Cette nouvelle tragédie provoque un mouvement massif de déplacement des populations.
Craignant de nouvelles violences, plusieurs familles abandonnent leurs habitations pour trouver refuge dans les villes de Beni et Butembo, au Nord-Kivu, ainsi qu’à Mambasa-centre.
Par ailleurs, des habitants dénoncent la persistance des attaques malgré la présence des forces de sécurité, estimant que les civils demeurent exposés aux violences répétées des rebelles.
Des organisations locales de défense des droits humains dont CRDH, appellent les autorités à renforcer les dispositifs sécuritaires, et à intensifier les opérations militaires pour mettre fin aux massacres dans la chefferie des Babila-Babombi.
Depuis plusieurs semaines, cette entité coutumière située à la frontière entre l’Ituri et le Nord-Kivu connaît une recrudescence d’attaques sanglantes attribuées aux ADF, aggravant davantage la crise humanitaire et sécuritaire dans la région.
Chadrack Byaruhanga, depuis Bunia




