À Butembo, dans la province du Nord-Kivu, le Stade André Van Nevel, autrefois fier temple du football, est aujourd’hui en péril. Accueillant les matchs de la Linafoot Ligue 2 zone Est/B, ce terrain, qui devrait être un lieu d’épanouissement, ressemble de plus en plus à un champ de bataille pour les joueurs.
Sous les yeux désolés des supporters, la pelouse fragile se dégrade à vue d’œil. En saison sèche, la poussière s’impose, tandis qu’après la pluie, le sol se transforme en un vaste marécage. Les flaques d’eau rendent le jeu impraticable, et chaque passe devient un véritable exploit.
Des risques pour les joueurs
Les irrégularités du terrain exposent les footballeurs à des blessures. De nombreux joueurs confessent leur peur de chutes brutales ou d’entorses à chaque action. Pour les observateurs, ce terrain ressemble plus à un chantier abandonné qu’à un stade digne d’accueillir des rencontres officielles.
Malgré ces conditions, les joueurs continuent de se battre sur ce terrain, animés par leur passion pour le football. Pour eux, ce n’est pas qu’un loisir, mais une voie vers un avenir meilleur, un moyen d’échapper aux dérives sociales et un symbole d’unité dans une province en proie à l’insécurité.
Face à cette situation critique, les acteurs sportifs, supporters et amoureux du football lancent un cri d’alarme. Il est urgent que les autorités locales, les partenaires sportifs et les mécènes se mobilisent pour réhabiliter le Stade André Van Nevel.
Investir dans cette infrastructure, c’est investir dans l’avenir de la jeunesse de Butembo. Sauver ce terrain, c’est préserver les rêves de centaines de jeunes footballeurs, espérant briller sur les scènes nationales et internationales.
À Butembo, le football survit, mais il a besoin de soutien. Sans intervention rapide, ce temple du football local risque de devenir le symbole d’un potentiel sportif abandonné.
Chadrack Byaruhanga






