Un an après leur déploiement censé sécuriser les populations, les Wazalendo, milice locale active dans la chefferie de Babila-Babombi et Bakwanza enterritoire de Mambasa, imposent un lourd tribut aux cultivateurs.
Loin de protéger contre les terroristes ADF, leur présence se traduit par l’érection de multiples barrières routières, devenant un fardeau supplémentaire pour une population déjà meurtrie par l’insécurité.
Chaque jour, les agriculteurs doivent s’acquitter d’une somme de 2 000 FC pour simplement accéder à leurs terres. S’y ajoute une« contribution obligatoire »mensuelle de 20 000 FC. Ces pratiques sont fermement dénoncées par la CRDH/Mambasa, dont le coordonnateur, Ram’s Malikidogo alerte :« Les Wazalendo ne poursuivent pas l’ennemi, mais s’en prennent à la population en l’étouffant sous toutes sortes de tracasseries ».
Cette situation alarmante intervient dans un contexte déjà critique, où les massacres perpétrés par les ADF empêchent déjà de nombreux paysans de cultiver leurs terres. La CRDH rappelle que le rôle des Wazalendo n’est pas de supplanter l’État, ni d’imposer une double taxation aux citoyens.« La population ne peut pas continuer à payer à la fois les taxes de l’État et celles imposées par des groupes armés. C’est la sacrifier ! », s’insurge Ram’s Malikidogo.
Face à cette dérive, la CRDH/Mambasa lance un appel urgent aux autorités provinciales et nationales. L’organisation demande la prise en charge des Wazalendo, leur retrait des axes agricoles stratégiques et la restauration de la libre circulation pour les paysans, déjà durement éprouvés par les exactions armées.
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La Rédaction






