Le piratage des œuvres littéraires et la violation des droits d’auteur constituent aujourd’hui de principaux obstacles au développement de la littérature en Ituri.
C’est le constat dressé par l’écrivain Jonas Ketha qui estime que ces pratiques découragent les auteurs et compromettent les efforts de promotion des productions littéraires locales.
Il a ensuite déploré la reproduction et la commercialisation des livres sans l’autorisation de leurs auteurs, une pratique qui prive ces derniers des revenus issus de leur travail.
« Parmi les difficultés, il y a le piratage des œuvres, le non-respect des droits d’auteur, ainsi que la reproduction et la commercialisation des livres sans l’autorisation de leurs auteurs. Tout cela porte préjudice aux écrivains », a-t-il déclaré.
Pour Jonas Ketha , ces actes ne se limitent pas à des pertes financières. Ils affectent également la motivation des écrivains, qui investissent du temps et des ressources dans la production d’œuvres de qualité, sans bénéficier d’une protection efficace de leurs créations.
À cette problématique, a-t-il renchéri, s’ajoutent l’insuffisance des mécanismes de diffusion, l’absence de librairies spécialisées et de véritables circuits de promotion, qui réduisent considérablement la visibilité des ouvrages produits localement, limitant ainsi leur accès au public.
Malgré ces difficultés, l’écrivain reste convaincu que la passion demeure la principale force qui anime un auteur.
« L’écriture est avant tout un don et une passion. Celui qui écrit uniquement pour des intérêts financiers risque de se décourager face aux difficultés. En revanche, celui qui est animé par la passion, continue à produire malgré les obstacles »,a-t-il expliqué.
Face à ces défis, Jonas Ketha plaide pour un renforcement de la protection des droits d’auteur, une lutte plus efficace contre le piratage des œuvres, ainsi que la mise en place de politiques favorisant la lecture et la promotion de la littérature congolaise.
Selon lui, ces mesures sont indispensables pour permettre aux écrivains de vivre de leur art, et de contribuer durablement au rayonnement culturel de l’Ituri et de la République démocratique du Congo.
Chadrack Byaruhanga, depuis Bunia


