Une rencontre hors de l’habituel a réuni ce vendredi 03 avril à Goma, au Nord-Kivu, des journalistes, des blogueurs et créateurs de contenus autour d’un sujet phare : les Droits à la santé sexuelle et reproductive (DSSR).
Les journalistes blogueurs créateurs de contenus et lADS autour dune table
Initiée par l’Action pour les droits solidaires (ADS), ces assises de près de 3 heures de temps a permis aux chevaliers de la plume et à l’organisateur de passer en revue les défis liés au traitement de la question des Droits à la santé sexuelle et reproductive, mais surtout identifier les opportunités, les bonnes pratiques et les perspectives d’avenir.
L’objectif était simple : obtenir l’engagement des journalistes vu leur place entre le message et la Communauté d’où ils proviennent, et où ils vivent et passent le plus de temps.
« C’est une bonne cible pour vulgariser le message de la Santé sexuelle et reproductive », a laissé entendre Jemima Kamala, project officer de l’ADS à l’issue de la rencontre.
Jemima Kamala project officer de lADS<br >Avril 2026
Dans la société, la question des DSSR demeure presque tabou. Jemima Kamala précise : la santé sexuelle touche à la fois aux méthodes contraceptives, l’avortement sécurisé, les Violences basées sur le genre (VBG), les droits de femmes, hygiène menstruelle, etc. Venus de cette société, qui de mieux que ces journalistes pour y prêcher et sensibiliser.
« Ils doivent être dans un corps non seulement de communicants mais un communicant bien informé », explique-t-elle, pour briser la résistance de la Communauté face à la question et prevenir le pire sans attendre à jouer le « sapeur-pompier ».
Les journalistes présents se sont non seulement engagés, mais aussi et surtout, à appliquer leur responsabilité sociale pour à la fois informer et sensibiliser leur Communauté.
Le Directeur de lADS Yassin Tusingwire<br >Avril 2026
Au travers ce réseau, le Directeur de l’ADS, Yassin Tusingwire a souligné que le but est d’avoir des professionnels de médias qui diffusent des informations qui contribuent à la protection des droits, à la prévention des violences et à l’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et des jeunes.
Cette réunion n’est pas le fruit du hasard. Elle est la suite logique de la formation du 16 au 17 décembre 2025, où ces participants avaient été outillés sur les Droits à la Santé sexuelle et reproductive, question d’attirer l’attention sur ce sujet qui défraie la communauté dans un silence total, loin des cameras et de la plume.