Les représentants de la République démocratique du Congo et du Rwanda se sont retrouvés les 17 et 18 mars à Washington, aux États-Unis, pour statuer sur la mise en oeuvre de l’accord de paix, signé le 04 décembre 2025 entre les Présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame devant Donald Trump.
À l’issue de ces assises, des résolutions ont été prises de deux côtés, allant dans le sens de faire avancer le processus sur le terrain, dans l’Est de la République démocratique du Congo, où se mene une guerre alimentée par Kigali, selon Kinshasa et les Nations Unies.
Parmi ces résolutions figurent : un engagement mutuel à prendre des mesures spécifiques pour soutenir la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun ; le désengagement progressif des forces rwandaises et la levée des mesures défensives dans des zones définies du territoire congolais ; des efforts accrus et assortis d’échéances précises de la part de la RDC pour neutraliser les FDLR ; et la protection de tous les civils.
Le 02 mars dernier, les États-Unis ont sanctionné de hauts gradés de l’armée rwandaise (RDF), impliqués dans le conflit en cours dans l’Est de la RDC. Parmi eux, le Général Vincent Nyakarundi, chef d’État-major des Forces de défense du Rwanda (RDF) ; le Général Ruki Karusi, qui est le Commandant de la 5e division d’infanterie et ancien commandant des opérations spéciales de l’armée rwandaise.
À ceux-ci, le Général Mabarakh Muganga, ancien chef de l’armée de terre et chef d’État-major des Forces rwandaise depuis 2023 et au finish ; Stanislas Gashugi, qui a pris le commandement des forces d’opérations spéciales depuis mars 2025.
Ces sanctions concernaient le gel des avoirs et l’interdiction de transactions, dans le souci de faire pression pour le respect de l’accord de Washington. Le département du Trésor américain avait alors exigé le retrait des troupes rwandaises de l’Est de la République démocratique du Congo.
Sur le terrain, les affrontements se poursuivent. La rébellion de l’AFC-M23, soutenue par le Rwanda selon Kinshasa et les experts de l’ONU, accentue de nouveau la pression sur la ville d’Uvira, au Sud-Kivu.
Guerschom Mohamed Vicci






